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    March 11

    actualités

     
    Urgence !
    à vos cassettes d'enregistrement , ce soir sur ARTE à 21heures
    ne ratez pas " Le monde selon Monsanto "
    La planète sous le régime de la multinationale Monsanto
    vous coupe l'appétit ,
    donc à voir !
    Plus gai et néanmoins message urgent ,
    n'oubliez pas le douzième :
    Printemps musical ,
    Le programme a été bien étudié  ,
     et pour la deuxième année  ,
     écourté pour cause d'élections ,
    le thème est : la chanson franco-suisse .
     

    Image hébergée par servimg.com

    et oui , rien que ça : les trois cloches !

    ça vous rappelle quelque chose ? un air d'Edith Piaf  avec les compagnons de la chanson ;

    mais les souvenirs s'arrêtent là . rien à voir avec la môme Piaf .

    Image hébergée par servimg.com

    Et puis Vincent Gaffet ,qui est  déjà passé par làImage hébergée par servimg.com

     

    Samedi matin , les enfants des écoles seront réveillés en fanfare !

    Rendez-vous aussi avec la Chorale du Vuache , en pleine forme ,

    au bout de douze ans d'existence et quelques beaux concerts

    qui se sont exportés pour de prodigieux festivals !

    (non , non , je n'exagère pas !)

    Pour les résultats des élections ne comptez pas sur moi , je suis neutre ,

    les journaux sont faits pour vous informer non ?

    Le Tibet ne doit pas être oublié !

    c'est ici :

    http://tibetforum.free.fr/natura/Natura.php?langue=francais

    Image hébergée par servimg.com

    March 01

    région transfrontalière n° 3

    Des siècles d’histoire ont toujours vu Genevois et Savoyards ensemble :

     soit pour se disputer des territoires , soit pour faire du commerce .

    Durant l’occupation Allemande ,le passage en Suisse était le dernier recours pour des familles juives ,

    et des deux côtés de la frontière on connaît des gens simples qui sont devenus des héros ,

    en sauvant des vies .

    Aujourd’hui ce sont des problèmes économiques dont dépendent nos conditions de vie .

    Au début des années 60 , Genève était en plein boom économique ,

    et notre région hésitait entre le développement du tourisme et celui de l’industrie ,

     l’agriculture voyait des suppressions déjà importantes d’emplois .

    Tout naturellement les jeunes allaient se faire embaucher en Suisse , sans même terminer leurs études .

    bâtiment , industrie , hostellerie ; on avait l’embarras du choix .

    A cette même époque la Suisse employait beaucoup de « saisonniers »,

    travailleurs venus de l’étranger pour 9 mois ,

    (mais payant 12 mois d’impôt retenus

    sur leur dernier salaire )

    logés par les employeurs , souvent dans des baraquements insalubres,

    sans avoir le droit de faire venir leur famille,

    sans avoir le droit de changer d’employeurs , 

     on ne leur demandait que leurs bras !

    Ce statut , dénoncé par de nombreuses associations à été supprimé en   2002.

    Pour le travailleur frontalier , les conditions de travail étaient plus enviables ,

    mais les autorités Suisses veillaient à faire respecter une réglementation contraignante :

     permis de travail qu’il fallait payer chaque année ,

     ne pas loger en Suisse , contrôle de change du salaire ,

    et aucune protection sociale

    ( assurance maladie ,prestations familiales ,

    licenciement du jour au lendemain , sans droit d’indemnités ,

    alors que les prélèvements s'effectuaient au pourcentage du salaire)

    La France était doublement victime de cette situation :

     les travailleurs laissaient leurs impôts et une partie de leur gain en Suisse

    pour des avantages auxquels ils n’avaient pas droit ,

    et ils bénéficiaient des infrastructures françaises : hôpitaux , écoles , routes , ect …

    Les budgets des communes pour procurer de l’aide sociale

    à ceux qui se retrouvaient malades ou au chômage ont explosé ! ***

    Cette situation particulière n'a incité aucune entreprise à venir s'installer dans cette partie de la Haute-Savoie , où l'offre d'emploi , côté français était pratiquement nulle , à part dans le bâtiment , mais les patrons français ne pouvaient offrir le même salaire que les patrons à Genève .

    Les centres d'aprentissage étaient remplis de jeunes qui n'attendaient que leur diplôme pour filer en Suisse , idem pour les écoles d'infirmières, et les hopitaux français étaient en déficit de personnel .La France payait les études et c'est la Suisse qui en bénéficiait !

     

    Au bout de quelques années cela devenait intenable ,

    tant pour les communes que pour les travailleurs eux-mêmes .

    Grâce au dynamisme de quelques « pionniers » est né :

    "Le groupement des frontaliers" :association loi 1901, apolitique ,

     dont les représentants des 100% d’adhérents allaient faire évoluer le statut

    en discutant avec les représentants des gouvernements suisses et français .

    Des avancées furent importantes; depuis des avantages sociaux , jusqu'à la rétrocession d'une partie des impôts payés en Suisse versée directement aux communes de résidence des travailleurs .

    Il n'en demeurait pas moins que , malgré leur reconnaissance officielle , les frontaliers restaient , pour les Suisses des travailleurs étrangers , avec toutes les dérives xénophobes que certains hommes politiques ne manquaient pas d'entretenir !

     

    *** seule l'assurance accident est obligatoire , l' assurance-maladie se paie auprès d'organismes privés , et ceux qui arrivaient d'autres départements , pauvres comme Job (les délocalisations, les fermetures d'usines , ça ne date pas d'hier )

    commençaient par payer leur loyer avant de songer à l'assurance-volontaire !)

     

     

    à suivre