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Qu'importe s'il faut traverser
des espaces infinis
de lents chapelets d'heures
et les fissures du temps
la terre a oublié nos noms,
nous ne sommes que pétales de fleurs
dans un courant d'air obstiné!
On se raconte de longues litanies,
un jardin des allées des papillons,
des parfums, un trésor de cailloux
et l'amour se crée chemin faisant!
Il m'a semblé entendre les fleurs soupirer:
"sauve qui peut voila les amoureux
après les mots: beaucoup, à la folie,
ces deux là reviendront sur: un peu,
pour arriver jusqu'à pas du tout"
ah non!
bonnes vacances pour tous ceux qui partent et courage aux autres, les prochaines se rapprochent! nadi_4 |